Add your thoughts here… (optional)Le génie de l’exception
On connaît l’appétit féroce des « artistes » de nos jours pour les héros trentenaires, parisiens ou new-yorkais, peine-à-jouir, déprimés, petitement humains. C’est le lustre boucané de leur attirance malsaine pour la médiocrité.

Le Club des Saumons

On connaît l’appétit féroce des « artistes » de nos jours pour les héros trentenaires, parisiens ou new-yorkais, peine-à-jouir, déprimés, petitement humains. C’est le lustre boucané de leur attirance malsaine pour la médiocrité. C’est aussi l’enfant vicié de l’égalité, qui est la vertu des sans-art, des cadavres de l’imagination. Le héros moderne est un homme sans âme, égal à la foule, qui se traîne péniblement dans une vie qu’il subit. Un homme exigu, défectueux, blessé et blessant de fadeur et d’inconsistance.

L’Amérique de New-York à San-Francisco, en passant par tout ce que ses terres comptent de villes mortes, est une des grandes maîtresses de la modernité, qui vend son con aux pires immondices, et, partant de là, comme catin gigantesque, elle est aussi un chatoiement iridescent de génie. Baudelaire ne se trompe pas quand il rapproche amour et prostitution. L’Amérique du cinéma est lumineuse, par à-coups, par scintillements subits.

Grande…

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